08 mars 2008

En paix avec moi-même

Pas mieux :

"Dans mon bureau, on a l’impression qu’une bombe a explosé. Toute surface plate est occupée par des piles. L’avantage, c’est que ce qu’il y a de plus récent et de plus important est en haut. Le désordre n’est pas nécessairement une absence d’ordre. "

 

Un prix Nobel, l'homme qui a écrit ces lignes doit recevoir un prix Nobel !

20 février 2008

Appel Laïque

Comme vous le savez, pour cause de campagne électorale à Reims, ce blog est en pause, ce qui ne m'empêche pas de vous inviter à signer cet appel salutaire lancé par la Ligue de l'Enseignement.

 

 
Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.

17 janvier 2008

Auto-promo

16 janvier 2008

"J'accuse" toujours d'actualité

Je vous invite à lire la tribune de Jean-Pierre Dubois, Président de la Ligue des Droits de l'Homme, dans les colonnes de Libération hier.

 

"Voilà 110 ans qu’Emile Zola publiait son «J’accuse» pour faire libérer et réhabiliter Alfred Dreyfus. Parce que la vérité et la justice ne pouvaient s’incliner devant le mensonge officiel et la machine judiciaire. Zola fut condamné, mais son geste mit en mouvement des femmes et des hommes qui ne supportaient pas l’injustice au pays de la Révolution française. Ce sont eux qui fondèrent en 1898 la Ligue française des droits de l’homme et du citoyen (LDH). C’est de l’affaire Dreyfus que date l’engagement des «intellectuels». Contre la volonté des gouvernants, la vigilance citoyenne avait sauvé l’honneur de la République salie par l’antisémitisme et le militarisme.

Les fondateurs de la LDH décidèrent qu’après Dreyfus ils continueraient à défendre les droits et libertés de tout être humain victime de l’injustice. Face à la répression sociale, à l’oppression nazie ou à l’arbitraire colonial, militants, résistants et combattants ont trouvé à leurs côtés les héritiers d’Emile Zola. Toujours prêts à s’indigner, ils ont été couverts de sarcasmes comme l’avait été Zola par les xénophobes et les antisémites. On flétrit avant-hier la «République des professeurs», hier les «belles âmes», aujourd’hui les «droitsde-l’hommistes», invention du Club de l’horloge, dont la réapparition dans tel discours politicien rappelle la permanence de la haine des droits de l’homme et de leurs défenseurs.

Mais, dira-t-on, quelles horreurs présentes pourraient se comparer au déferlement antisémite antidreyfusard, aux camps nazis, à la torture en Algérie ou aux centaines de corps flottant sur la Seine le 17 octobre 1961 ? Comment assimiler les temps que nous vivons aux sinistres années 40 ou même aux sanglants affrontements de la guerre d’Algérie ? Certes, le 1er mai 1995, ce n’était plus que le corps d’un seul Algérien ou «présumé tel», celui de Brahim Bouarram, qui flottait sur la Seine. Mais la haine antisémite et raciste continue d’inspirer une cohorte de comportements haineux, violents et discriminatoires, et comment ne pas évoquer là la mort sous la torture d’Ilan Halimi, là l’assassinat de Chaïb Zehaf ?

Montaigne nous l’a appris, «chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition». Avec chaque victime du racisme, de l’antisémitisme ou de la xénophobie, c’est notre humanité commune qui est frappée. Or des femmes et des enfants meurent sur les barbelés de Ceuta et de Melilla ou au large des îles Canaries ; des déboutés du droit d’asile sont tués ou torturés après leur reconduite à la frontière ; un enfant à Amiens, une femme à Belleville, un jeune futur père à Rosny-sous-Bois s’écrasent au pied d’un immeuble pour échapper à la chasse aux sans-papiers ; on se suicide en centre de rétention ; des enfants sont arrachés à leurs parents pour crime d’absence de carte de séjour. On fiche, on traque, on rafle ceux dont la vie n’est qu’exil, misère et angoisse. On poursuit pour délit de fraternité ceux qui leur apportent secours et assistance. Les instituteurs, les assistantes sociales, les inspecteurs du travail sont sommés de rabattre ce misérable gibier vers les convocations pièges et les souricières jusqu’aux portes des écoles. Alors, oui, nous sentons que la colère d’Emile Zola n’est pas passée de saison. Combien d’années devrons-nous supporter l’image d’une France qui claque la porte de l’asile et de la solidarité, qui expulse petits et grands, qui maintient dans la précarité, la peur, la surexploitation des centaines de milliers d’êtres humains qui vivent parmi nous ?

Chacun d’eux, désespéré au fond d’un centre de rétention, ligoté sur son siège d’avion, projeté dans l’inconnu à l’autre bout du monde, est comme un écho de l’innocent de l’île du Diable. Chacun de ces destins broyés est une nouvelle affaire Dreyfus. En leur nom à tous, au nom des milliers de «délinquants de la solidarité» qui restent fidèles à la République de Zola, j’ose me réclamer de la grande voix.

J’accuse ceux qui ont proposé, voté et fait voter ces lois inhumaines de persécuter des innocents pour le plus grand profit de mafieux, de marchands de sommeil et de travail au noir, et pour la plus grande honte des citoyens attachés à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. J’accuse ceux qui, semaine après semaine, exigent plus d’arrestations, plus d’expulsions, plus d’exils d’être la cause de souffrances innombrables, voire trop souvent de la mort d’humains qui ne sont coupables que de fuir la terreur ou la misère, de vouloir vivre le plus dignement possible et de rêver, pour leurs enfants, d’un avenir meilleur.

J’accuse ceux qui, par calcul ou lâcheté, détournent les yeux, se bouchent les oreilles et se tiennent à l’écart de la solidarité humaine avec les sans-papiers, les sans-asile, les sans-droits, de contribuer par leur passivité et leur silence à un repli xénophobe qui, dans les manuels d’histoire de demain, restera comme une tache sur le livre de la République. La Ligue des droits de l’homme, en ce 110e anniversaire de la publication du «J’accuse» d’Emile Zola, appelle chaque citoyenne et chaque citoyen à faire de cette cause d’humanité, d’égalité et de solidarité, en ces temps difficiles, notre affaire Dreyfus à tous."

15 janvier 2008

Benoît Hamon sur i-télé

Benoît Hamon, député européen, était aujourd'hui l'invité d'i-télé. Je ne mets pas très souvent en ligne les interviews et vidéos des responsables socialistes, mais ici je partage le ton, posé, l'analyse sur le traité constitutionnel européen, l'état du Parti socialiste et le mirage de 2012...

A voir donc

 

 

 

13 janvier 2008

Nouvelle campagne, nouveau Reims, nouveau blog

Le temps d'une élection ce blog va se mettre en sommeil, ou en tout cas laisser la place à un nouveau carnet de campagne.

10 janvier 2008

On inaugure

Inauguration du local de campagne d'Adeline HAZAN au 8 Boulevard Joffre à Reims samedi 12 janvier à 18h.

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09 janvier 2008

L'important c'est d'aimer...

Je vous ai déjà parlé ici de la formidable campagne de Catherine Vautrin, députée UMP mais candidate dissidente à la mairie de Reims. Celle-ci est toujours sans étiquette, puisque c'est donc Renaud Dutreil que le parti présidentiel a investi, mais n'est plus seule. Elle a trouvé un soutien de poids, en la personne de Jean-Marie Beaupuy, Député européen Modem. A elle la mairie, à lui l'agglo. Un coup politique intéressant pour tenter de recoller à Dutreil en le prenant au centre. Sauf que...

 

C'était déjà courageux pour une candidate de droite de taper sur 25 ans de gestion municipale par la droite (mais bon, il semble que ça marche parfois, la preuve avec Sarko). Mais là, on est dans le grand art. En effet, ça va devenir un peu compliqué pour les équipes de Mme Vautrin de continuer de coller des affiches "Pourquoi n'y a-t-il pas plus d'espaces verts à Reims ?" quand on vient de fusionner avec  l'adjoint au Maire chargé de l'Environnement, Espaces verts et Cadre de Vie.

Sauf à croire que les électeurs sont des poissons rouges.

 

C'est donc le grand écart entre une stratégie de communication visant à se démarquer de l'équipe municipale sortante en tapant sur son bilan, et une stratégie politique visant à rassembler au centre-droit pour ne pas s'enfermer dans une impasse.